

Quand je travaillais à la Fnac j’ai découvert une pianiste de génie qui m’a fait apprécier encore plus le piano : CLARA HASKIL.Son phrasé élégant, la délicatesse de son doigté m’émeuvent au plus haut point .Ecoutez ses concerti de Beethoven ! C’est un miracle de sensibilité !
Née en 1895 à Bucarest, Clara Haskil entre au Conservatoire à l'âge de six ans. Enfant prodige, (elle est capable de reproduire avec un doigt un morceau qu’elle n’a écouté qu’une fois ! Anecdote : Un ami des Haskil emmène la fillette chez un professeur de chant du Conservatoire. Il est stupéfait et demande à la revoir plusieurs fois. Un jour, il lui joue une sonatine de Mozart qu'elle ne connaît pas. Aussitôt entendue, Clara la joue sans faute, d'une traite. Puis la rejoue en la transposant... Elle a cinq ans...) également douée pour le violon et le piano, elle va étudier à Vienne dès 1902.Elle rencontre le pianiste Anton Door qui écrira à son sujet : "Cette enfant est un prodige: elle n'a jamais reçu de véritable enseignement musical — mais ce n'est pas nécessaire car tout ce qu'on lui joue, dans les possibilités de ses petites mains, elle le joue à son tour de mémoire, sans une faute et qui plus est dans n'importe quel ton. Je lui ai présenté une sonate, facile, de Beethoven : elle l'a déchiffrée d'une façon parfaite et sans accroc. On se trouve là devant une énigme : cette maturité d'un cerveau d'enfant est véritablement angoissante." A 10 ans elle part pour Paris et entre au Conservatoire dirigé alors par G.Faure.Alors qu’elle jouait une de ses pièces il dira : « Je ne savais pas qu'il y avait autant de musique dans ce que j'avais écrit ! » Sa carrière de concertiste débute en 1903, avec une interprétation magistrale du Concerto en la K 488 de Mozart qui restera une des œuvres-clés de son répertoire. Suite à des problèmes de santé elle doit interrompre sa carrière Elle reprend ses tournées en 1921. De 1927 à 1940, la pianiste se fixe à Paris.Là elle rencontre les musiciens Stravinsky, Poulenc, Rubinstein et Sauguet. Elle enregistre chez Polydor des sonates de Scarlatti et de Haydn, deux premiers disques passés inaperçus. A la veille de la Deuxième Guerre mondiale, la virtuose doit se faire opérer d'une tumeur au cerveau. Juive roumaine, elle fuit le nazisme et trouve refuge en Suisse où elle obtient l'asile politique en 1942. Elle se fait naturaliser en 1949. Au lendemain de la guerre, sa carrière prend enfin sa vraie dimension. Clara est invitée et fêtée dans le monde entier comme une interprète d'exception. En 1950 elle est invitée au premier Festival de Prades. Elle participe aussi à de nombreux festivals américains et européens. Elle décède le 7 décembre 1960 à Bruxelles des suites d’une chute dans les escaliers de la gare.
Si vous voulez en savoir un peu plus lisez cet excellent livre que j'ai devoré en meme temps que j'écoutais.
Pour illustrer, j’ai cherché une vidéo. Je laisse à votre appréciation celle d’une autre grande Dame du piano dans le concerto de Beethoven que je préfère :le 4eme !
En vacances en Bretagne nous sommes allés au « Parc animalier de Branféré » et avant cela nous sommes passés dans un petit village appelé « le Guerno »J'ai beaucoup aimé son aspect et du coup j'aimerais vous faire partager cette découverte.
Le Guerno vient de "Guern" (marais).
L'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem y fonde une aumônerie mentionnée en 1160 sous le nom de
"Eleemosina
de Guernou", ainsi qu'une chapelle qui abrite un
fragment de la Vraie Croix..
Elle est alors dédiée à saint Jean Baptiste. En 1312, après la suppression de l'ordre, la chapelle prend le nom de "Temple du Guernou". L'église est reconstruite entre 1570 et 1590 : la tour nord-ouest en 1580 et le choeur en 1590. Au Nord-ouest, s'élève une tour cylindrique qui date de 1706 : elle est accolée à la façade nord, auprès du portail occidental. une autre tour, carrée et basse, contient les cloches. Au Sud de la nef s'ouvre une chaire extérieure en pierre à décoration Renaissance. "Des religieux de Vannes, de Rennes et d'autres villes y venaient prêcher le Carême ; le Vendredi Saint, la foule était si grande que l'église ne pouvait la contenir ; alors on prêchait la passion dans la chaire du cimetière". Cette chaire, est en pierres, terminée inférieurement en nid d'hirondelle et fait saillie sur la façade méridionale. Le prédicateur y entrait de l'intérieur de l'église par une porte aujourd'hui maçonnée.
A l'intérieur je suis tombée en arrêt devant la tribune occidentale à panneaux sculptés, de la fin du XVIème
siècle.
Dans le village il y a 2 fontaines :
La fontaine Sainte Anne, située à l'extérieur du village : Elle est à 2 étages .En bas la fontaine proprement
dite et à l'étage supérieur une sorte de petit temple abrite une statue de Sainte Anne.
La fontaine Sainte Marie, abritée dans son écrin de verdure.
les deux photos de fontaine proviennent d'un site Internet dediés aux monuments de Bretagne.Tout le reste ce sont mes petites mimines qui les ont faites
Sans parler de l'excellente creperie au cadre soigné et aux spécialites allechantes.....
Je continue à rapatrier des articles de mon ancien blog.Je continue ainsi à vous faire voyager en Bretagne.
Quelques photos de Carnac, lieu mythique .
Il y a une atmosphere certaine.Imaginez des champs entiers de mégalithes!! A perte de vue!De plus ,ce jour là,il pleuvait! Les pierres etaient dressées dans le ciel gris ....ROOOOHHHHH.Ambiance...Comme dirait Kri "elfes,sylphides et lutins rodent encore autour des dolmens et menhirs".Peut etre est ce là l'explication de la fascination qu'exerce la Bretagne sur ses visteurs......
Vous en pensez?